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Les tornades peuvent tournoier dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère sud, et dans le sens contraire dans l’hémisphère nord.
Elle peut aussi s’élever et s’abaisser successivement et ne toucher le sol que de temps à autre sur son passage.
C’est le phénomène météorologique le plus violent, destructeur et sournois qui existe. Comme toute catastrophe naturelle, les tornades fascinent les hommes depuis la nuit des temps, c’est ce point qui nous a particulièrement intéressé. Ainsi nous avons orienté notre sujet vers l’historique qu’on fait les hommes de ce phénomène.
Ce qui nous amène à la problématique:
En quoi les tornades sont-elles plus fréquentes de nos jours?
Pour essayer d’y répondre nous nous sommes d’abord intéressé à ce qu’on pourrait appeler la naissance des tornades, sur le plan humain, c’est à dire quand elles ont commencées à être recensées. Ensuite nous avons décidé d’étudier le fonctionnement du phénomène plus en détail pour pouvoir expliquer l’évolution de la population de tornades. Pour finir nous avons regardé cette évolution plus en détail au cours des dernières années pour dégager une tendance et l’expliquer.
Mais même avant que le mot ne soit inventé, des descriptions de ce phénomène existaient déjà! C’est le gouverneur britannique JOHN WINTHROP qui a signalé dans ses notes de juillet 1643, le premier signalement de tornade. Plusieurs autres rapports de vents tourbillonnants causant des dommages ont été signalé. A la suite d’une terrible tornade en juillet 1759, un descendant du gouverneur WINTHROP écrit qu’il est difficile d’émettre une hypothèse a propos des tornades.
En aout 1773, SAMUEL WILLIAMS est le premier en Amérique a donner une description et des données objectives de vents. Il écrit qu’une trombe marine se transforme en tornade en touchant terre.
A partir du XIXeme siècle, les recherches météorologiques et les travaux sur l’explication des tornades devinrent plus systématique.
En 1880, le « corps des ingénieurs » de l’armée américaine (chargée du service météorologique de ce pays) a organisé un groupe de 2000 volontaires pour mettre en documents toutes les tornades dans le centre et l’est des États-unis. Le « corps » a essayé de faire les premières prédictions.
Le N.W.S. ( National Weather Service), a succédé au « corps des ingénieurs » et ne mentionne pas jusqu’en 1938 la possibilité de ce phénomène naturel dans ses alertes météo.
A la suite de l’aviation, la recherche des conditions nécessaires a la formation des tornades fut remis a l’ordre du jour en 1920-1930.
La radiosondage commençait a donner plus d’informations sur la structure de l’atmosphère, se qui permettait de reconnaitre les facteurs de température et les déclencheurs synoptiques, qui offrent une vue générale de l’ensemble, d’altitude nécessaire au déclenchement des nuages.
Les informations réunies ont été interprétées par des chercheur aux États-unis. En utilisant ces travaux et leurs observations, les officiers de météo de la base aérienne TINKER de la US Air Force, à Oklahoma City, on prédit pour la première avec succès l’occurrence d’une tornade sur la base le 25 mars 1948 en soirée. A la suite de ceci ses officiers ont reçu le travail de prédire la possibilité de tornades dans le centre des États-unis.
3 Ans plus tard, ils ont été mis en charge dans un centre de météo, la S.W.W.C. (Severe Weather Warning Center)
En mars 1952, le gouvernement a créé un organisme expérimental inter-armée et civil le W.B.A.N. (Weather Bureau-Army-Navy) pour la prévision des orages violents.
Aujourd’hui ce centre est connu sous le nom de « Storm Prediction Center ».
L’apparition des ordinateurs en 1970, ont permis de recueillir des informations précieuse quand à l’étude scientifique des tornades.
L’année 1978 marque un progrès important dans la compréhension des mouvements de rotations dans les orages à tornades.
Dans ce monde numérique, les tornades violentes résulteraient de collision entre masses d’air différentes.
En 1963, on propose que la variation du vents avec l’altitude dans l’environnement habituel engendre une rotation horizontale. Le courant ascendant change l’axe de rotation vers le haut.
En 1980, les simulations confirment ce point en montrant comment le colonne ascendante tourne graduellement d’axe pour être verticale a mi-hauteur du nuage. Cependant cela n’expliquerait pas comment elles pouvaient se mettre à tourbillonner verticalement près du sol.
En 1985, les simulations ont montré que la rotation à basse altitude dépend du courant descendant qui contient de l’air refroidit par l’évaporation. Quand il n’y a pas d’évaporation, aucune rotation n’apparait au niveau du sol.
Ce qui nous emmène à la formation d’une tornade.

. Observation ; la rotation de l’eau forme un creux (un vide) au centre de la bouteille. Ainsi, le passage de l’eau se fait sans formation de bulles d’air: l’air monte dans la bouteille du haut en passant par ce tunnel au centre des bouteilles.
-Expérience 2 :
. Protocole ; met en évidence le tourbillon de masses d’air chaudes. Elle permet de recréer à petite échelle le tourbillon que l’on peut observer lors du passage d’une tornade.
. Observation ; l’air chaud est fourni par le cristallisoir d’eau bouillante qui dégage de la vapeur, marqueur essentiel pour observer les mouvements de l’air. L’air froid entre par le haut et rencontre donc l’air chaud ascendant. Les fentes sur le côté permettent d’initier le mouvement de rotation des masses d’air pour favoriser la formation de la tornade.
. Interprétation ; le vide permet a l’air de monter. La vitesse de la rotation de l’eau varie en fonction du diamètre de la bouteille : au passage du goulot, la vitesse est poussee a son maximum.
Nous allons illustrer cette hypothèse par des exemples :
Tout d’abord, la tornade la plus sévère rapportée dans l’histoire s’est produite lors du « Tri-State Tornado » ( c’est-à-dire que sa trajectoire passe par le Missouri, l’Illinois, et l’Indiana donc cela fait 325 km au compteur !). Elle s’est déclenchée le 8 mars 1925. La force de ses vents est de 117 km/h (=c’est-à-dire une tornade de force F5). Elle a eu une durée de vie de 3 heures et demi. Ce tourbillon venteux a tué 695 personnes ! Autant dire qu’elle est la plus meurtrière aux États-Unis ;
Causant 1300 décès, une tornade de force 5 (à l’échelle Fujita) a pris naissance et fin au Bangladesh le 26 avril 1989. Elle est la plus meurtrière de son temps ;
Du 3 au 4 avril 1974, 148 tornades individuelles se sont formées lors du « Super Outbreak » (= record du nombre de tornades en 24 heures). Leur durée de vie était de 18 heures et leur force de vent de allant de 4 à 5. Celles-ci ont été localisées dans le Midwest américain et également à l’extrême Sud de l’Ontario au Canada ;
Moore, banlieue de Oklahoma City, fût frappée par une tornade de force 5 sur l’échelle Fujita le 3 mai 1999. Grâce à la prévention d’un radar météorologique, les vents furent détectés avant leur apparition (ceux-ci étaient de 484 km/h à 32 métres du sol = c’est un record !) ;
A Great Bend, dans le Kansas, le 15 novembre 1915, une tornade détenait le record de projection de débris : à 491 km de la ville atteinte par le « phenomène », un débris à été retrouvé (un chéque de banque).
Le centre des États-Unis est le plus touché : le Texas, Oklahoma, Nebraska, Kansas, Missouri (comme nous pouvons le constater sur la carte). Une région est encore plus fortement touchée, on l’appelle la Storm’s Valley (= »la vallée de la tempête »).
Cette zone est particulièrement exposée parce que l’air chaud et humide du golf de Mexique (près du sol) y rencontre de l’air sec et frais venus de l’Alaska et du Groenland.
Voici une carte des États Unis qui référence la fréquence d’apparition des tornades suivant les régions.

Carte tornades Etats Unis
Les conditions qui favorisent la formation de tornades et qui sont des facteurs à risques sont les climats:
La rencontre de l’air chaud et humide avec celle de l’air sec et froid donne naissance à des orages violents comprenant une circulation mésocyclonique (c’est à dire en rotation autour d’un axe verticale dans un orage, qui peut conduire à terme à la formation de la tornade).
Le relief est aussi un facteur déterminant, en effet on trouve peu (pas) de tornades en montagne, mais beaucoup dans la plaine.
On peut le vérifier sur la carte précédente qui présente les zones à risque aux États-Unis, celles-ci se situent dans les plaines.
Ce phénomène est naturellement compréhensible: dans les zones montagneuses les vents vont avoir du mal à se rencontrer, alors que dans les plaines c’est le contraire.
Pour finir les régions les plus touchées ne sont pas celles dont on entend le plus parlé, par exemple le Bangladesh y est très sujet: il subit des tornades aussi importantes et en aussi grande densité (nombre par km²) qu’aux Etats Unis. Celles-ci causent le plus grand nombre de décés mondial chaque année (179 contre 150 aux Etats Unis), mais elles sont beaucoup moins médiatisées.
Echelle de Fujita:
Les tornades se classent sur une échelle suivant la vitesse des vents.
En fin de compte, aux Etats-Unis les dégâts lies aux tornades sont plus matérielles qu’humaine.
Elles apparaissent dans les zones à risques surtout lorsque les conditions sont optimales. Avec la pollution de la planète, les courants marins sont modifiés, le climat varie brutalement,… C’est la dégradation lente de la planète qui favorise les phénomènes météorologique comme les tornades.
On peut cependant nuancer nos propos étant donné que les tornades ne sont étudiées que depuis peu à l’échelle des temps géologiques, peut être donc que la planète a connus des cycles où les tornades étaient beaucoup plus fréquente qu’aujourd’hui.